GRAND PRIX DE FRANCE HISTORIQUE : Quand le passé précède le présent  !!!

TEXTE : JACQUES FURET – PHOTOS : HVM RACING/J.-M. BIADATTI et B. BONIZEC

Le Grand Prix de France Historique a fait peau neuve à l’occasion de sa troisième édition. Né à Nevers Magny-Cours, ce raout de la compétition historique internationale a quitté la Nièvre pour élire domicile sur le circuit Paul-Ricard et y nouer un solide partenariat avec le GP de France F1 programmé le week-end suivant. Un rapprochement salutaire entre la Formule 1 moderne et son histoire.

MASTERS HISTORIC F1 Un doublé Williams

Des onze plateaux rassemblés à l’occasion de cette nouvelle édition du GP de France Historique, celui des F1 des années 70-80 (jusqu’à 1985 précisément) est bien évidemment le plus attendu. Malgré un contexte sanitaire qui ne facilite pas la venue des pilotes britanniques, l’affiche est de belle facture avec 22 Formule 1 au départ, dont nombre d’entre elles ont été aperçues précédemment au GP de Monaco Historique. L’auteur de la pole, Steve Brooks (Lotus 91 ex-Mansell), finalement forfait, les deux autres Lotus aux couleurs JPS noir et or de Nick Padmore et Marco Werner ne peuvent empêcher l’Irlandais Mike Cantillon de remporter la première course. Comme eux, il pilote une F1 prestigieuse : une Williams de 1982 vue à l’époque aux mains de Keke Rosberg.

Le lendemain, ces précieuses monoplaces repartent à l’assaut des 5,8 km du Paul-Ricard pour une deu- xième course encore plus animée. Cette fois, Nick Padmore semble en mesure de pouvoir l’emporter, mais Mike Cantillon refuse d’abdiquer et reprend son bien après la mi-course. À bord d’une Tyrrell de 1982 (ex-Michele Alboreto), Jamie Constable se mêle lui aussi à la bataille finale et coupe la ligne d’arrivée intercalé entre la Williams et la Lotus. Sur la troisième marche du podium la veille, Marco Werner échoue cette fois à son pied. À l’évidence, le triple vainqueur des 24 Heures du Mans est loin d’être dans le rythme qui était le sien au GP de Monaco Historique.